Les articles de Jean-Paul Thenot

Le point de disparition de l'art

« L’art lui-même n’existe, à l’époque moderne, que sur la base de sa disparition - non seulement l’art de faire disparaître le réel au profit d’une autre scène, mais celui de s’abolir lui-même au fil de son exercice (Hegel). C’est en cela qu’il faisait évènement, qu’il était un enjeu capital – je dis bien « était », car aujourd’hui l’art, tout en ayant disparu ne sait pas qu’il a disparu, et ça c’est le pire, il poursuit sa trajectoire en coma dépassé.

Et il devient le paradigme de tout ce qui survit à sa propre disparition. »


Jean Baudrillard

 

La signature comme trace du corps glorieux de l’artiste

Quelque part, Bresson disait que le cinéma, avec ses images, est l’art de ne rien représenter. Sans doute voulait-il dire qu’en art, ce qui est en jeu, c’est autre chose que l’image parce que l’art, c’est faire voler en éclats la réalité, puis la recomposer. En rappelant ce propos dans une interview1, André S. Labarthe affirme que si l’on filme un verre on verra seulement son image. Autrement dit on aura sa représentation imagée, mais pas le sentiment de la présence ou de l’existence de ce verre. Il ajoute: « Imagine maintenant qu’à l’instant de la prise de vue – la caméra tourne, etc. – le verre tombe et se brise. La caméra a enregistré le désastre. Projection. Et là, à l’instant où, sur l’écran, le verre se brise, on a le sentiment très fort que le verre est là. Il aura donc fallu sa disparition violente pour que sa présence s’affirme. Mais trop tard. »

Faut-il penser avec lui que l’art, comme le cinéma a besoin d’introduire la mort ou le moment de la disparition d’un objet pour parler du monde avec un peu de sérieux ? Il est possible de filmer n’importe quoi, tout comme on peut faire de l’art avec n’importe quoi : L’important ce n’est pas l’image ou l’objet, l’important, c’est le regard.

Il faudrait mettre en valeur les œuvres des créateurs, des artistes, des inventeurs, en musique, en littérature, en sciences ou en autre chose, comme Labarthe met en valeur le verre, au moment où il se brise. Il faudrait en quelque sorte les faire disparaître pour les faire survivre à leur propre disparition. Cette idée est proche, chez Baudrillard2, que je me fais un plaisir de citer: «En se représentant les choses, en les nommant, en les conceptualisant, l’homme les fait exister et en même temps les précipite vers leur perte, subtilement les détache de leur réalité brute. Ainsi la lutte des classes existe à partir du moment où Marx la nomme. Mais sans doute n’existe-t-elle, dans sa plus grande intensité, qu’avant d’être nommée. Après, elle ne fait que décroître. Le moment où une chose est nommée, où la représentation et le concept s’en emparent, est le moment où elle commence de perdre de son énergie – quitte à devenir une vérité ou à s’imposer comme idéologie. On peut en dire autant de l’Inconscient et de sa découverte par Freud. C’est quand une chose commence à disparaître que le concept apparaît. La chouette, dit Hegel, se lève à la tombée du jour. »

Les nommer donc ? Les conceptualiser ? Faut-il séparer l’histoire quotidienne et l’histoire de l’imaginaire des créateurs ou des inventeurs, qui sont de leur époque mais qui appartiennent aussi à un autre temps, à un autre monde – à un « autre moi » dirait Pierre Bayard – qui obéit à ses propres rythmes et auquel nous n’avons pas forcément accès ? Car l’œuvre, quelle qu’elle soit, est irréductible à la personne que nous pourrions physiquement croiser au détour d’une rue.

Faut-il, en d’autres termes, reprendre les manières de distinguer les deux corps du roi, comme le fait Pierre Michon3, pour les appliquer aux artistes et aux créateurs: un corps physique, mortel, visible, exposable, altérable, corruptible et un corps éternel, sacré, comme intouchable, déjà quasi glorieux et incarnant quelque transcendance ? Un double corps d’artiste, donc, un corps mortel, « fonctionnel, relatif, défroque qui va à la charogne » et un corps glorieux, dynastique en quelque sorte, et qu’on appelle arbitrairement Shakespeare, Joyce, Mozart, Beckett ou Rembrandt, Goya, Duchamp, Picasso, Vinci, Pollock. Avec ce corps là, il ne faut pas plaisanter. Il faut le respecter et il est culturellement exigé que nous nous inclinions dévotement comme devant une urne à reliques. N’oublions pas que, d’un certain point de vue, l’art a sensiblement remplacé de nos jours la religion et les gens de l’art les princes et le clergé.

Dans cette perspective, la trace de ce corps glorieux de l’artiste, c’est sa signature même, objet sacré et marque vénérable, symbolisant ce qu’il a apporté aux hommes et au monde. Ce signe, ce paraphe, cette signature de l’artiste vient accorder le label d’authenticité à sa pensée et à ce qu’il a apporté au monde, en même temps qu’elle le distingue de la multitude.

 

Entre représentation et sens

Michel Thévoz4 note que « La signature semble dessiner à la manière d’un chemin de contrebande la frontière du lisible et du visible, du code et de la trace, de l’âme et du corps ». Cette signature semble exprimer mieux que tout ce qui reste des corps glorieux lorsque les corps mortels ont déjà disparu. C’est pour toutes ces raisons et bien d’autres encore que nous avons décidé de nous consacrer5 à la signature comme au sujet finalement exclusif de l’approche critique de l’art : à l’esthétique graphique, à la symbolique économique, et marchande ainsi qu’à son aspect transcendant, qui peut renvoyer d’une certaine manière à l’impermanence.

Car il n’y a pas vraiment de solution de continuité entre le dessin et l’écriture, entre la représentation et le sens. Même si l’après Duchamp a signifié la disparition du lien qui unissait depuis si longtemps le fond et la forme, chaque œuvre n’est qu’un indice de son contenu ou de son créateur et l’art est ailleurs, au-delà du visible. Les approches limitées à ce qui apparaît sont vouées à l’échec.Aucune représentation photographique ne peut suppléer à la part d’invisible d’autant qu’actuellement une simple nomination peut mener à un sens. La seule liaison représentation-sens, c’est la signature, qui peut échapper à la représentation,et dont on tolère son éventuelle illisibilité, comme le souligne Michel Thévoz6. «Elle n’est pas sommée de se départir entre le signifiant et le signifié, entre la trace et le code, entre le griffonnage et l’écriture ». Il précise également que c’est « la seule formation transitionnelle (au sens psychanalytique) culturellement agréée à l’ère typographique et à l’age adulte ». Le transitionnel, ce qui relie -pour aller vite- ce qui est moi et ce qui n’est pas moi et se situe à la lisière des deux est cette hypertrophie de la signature, qui, si elle investit le cadre tout entier, correspond bien au désir de toute puissance de tout créateur, chercheur, musicien ou peintre, à sa mégalomanie latente ou explicite. Elle se situe d’emblée sur une ligne névralgique.

 

La signature n’est pas l’enfance retrouvée, pourtant elle est aussi un retour au corps mortel et aux signes qu’il nous adresse. Parfois on perçoit le fracas des pulsions et des violences personnelles enfouies, sans aller jusqu’au dévoilement de l’intimité. La personnalisation assurée par cette trace va de petits tracés d’encre calmes et posés, parfois timides, à d’arrogants graphismes, aux formes distinguées ou rapides. D’autres semblent sur des rails, ou embrochés, soulignés, cercles flottants, lassos ou formes anguleuses, simplifiées ou avec d’extrêmes fioritures…Chaque signature est unique, reconnaissable entre toutes, avec son jeu de pleins et de déliés, ses rythmes et ses scansions, sa rhétorique des vides.

 

Plus simplement «la signature est par définition la marque individuelle autographe, elle est même légalement requise de se singulariser de manière à interdire toute reproduction ». C’est, nous dit Thévoz «  la performativité corporelle faite texte, en quelque sorte ». On la tolère illisible car « elle a la permission de se soustraire à la contrainte de lisibilité et à l’autorité du sens…Elle réveille l’écriture pictographique qui habite les fantasmes archaïques ». Elle permet donc les impulsions gestuelles refoulées et « semble une brève et fulgurante revanche du corps ». En la percevant on devine la pression musculaire qui révèle le corps de l’artiste, son éventuel acharnement contre le corps de la lettre, ou sa douceur sur le papier qui glisse…Va-t-elle vers une réconciliation factice entre le visible et le lisible ?

 

Si on amplifie la signature, elle prend une valeur figurative au même titre que le sujet d’un dessin ou d’une sculpture. Son indéchiffrabilité éventuelle développe ses circonvolutions sur le papier ou dans l’espace, dans une inflation mégalomaniaque, une hégémonie imaginaire qui s’approprie tout le champ du réel. Une signature magnifiée « qui aurait outrepassé l’espace transitionnel qui lui est usuellement imparti dans un coin de l’œuvre, une signature qui s’illimiterait dans les deux sens jusqu'à défaire l’articulation du lisible et du visible fait littéralement communiquer le scriptural, le figural et le sculptural7. »

Si l’on utilise les signatures comme des productions non tempérées, en réalisant des œuvres monumentées qui outrepassent ce qui est visuellement et rationnellement imparti, on n’a à justifier ni le contenu ni la forme de ce qu’on exprime et l’on peut se sentir affranchi de toutes les règles de la communication « avec ce langage étranger aux règles de compréhension, parce qu’il recourt d’une certaine manière à l’archaïsme ». Elles agissent alors expansivement « comme des agents de magnification universelle et s’acharnent contre le corps de la lettre à détraquer le fonctionnement de l’image »8.

 

 

De la signature à la marque

Dans l’art d’aujourd’hui la valeur financière de marchandise a une importance considérable. La marchandisation fait que chaque artiste, Van Gogh, Bacon, Giacometti et les autres, est une sorte de marque avec une cote, comme les entreprises qui sont cotées en bourse. L’artiste est devenu un fétiche et sa signature un logo, à l’égal de n’importe quelle marque de soda, de dentifrice, de montres, d’automobile ou de vêtement de luxe.

La seule critique concevable actuellement est d’exposer ces marques, ces fétiches et ces signatures, comme autant de cotes variables, analogues aux variations du CAC 40, mais tout aussi déconnectées de la santé réelle de l’entreprise ou de l’artiste producteur, tant au niveau quantitatif que qualitatif. Bref, les œuvres elles-mêmes sont désormais inutiles.

Comme le remarque Bernard Edelman, Duchamp a esquissé le passage du nom propre comme signature au nom propre comme marque : « Duchamp joue sur cette ambiguïté fondamentale en transformant son propre patronyme en marque. Quand on achète un Duchamp, on n’achète pas l’objet. On achète la marque ». Si certains collectionneurs rechignent à regarder ou à montrer leurs tableaux, et les entreposent dans des hangars ou des coffres fort , ce n’est pas seulement pour la valeur de la marque qu’ils ont achetée, mais aussi pour le peu de réalité qu’ils accordent à la toile, à l’oeuvre, au tableau…


Car hors le marché de l’art, me disait récemment un ami, l’art existe-t-il encore ?

Faudrait-il brûler œuvres et marques stockées ici ou là, pour nettoyer les écuries d’Augias de l’art contemporain qui prétend, mort-né, poursuivre son existence ? Feu l’art pourrait-on dire…« Il y a les prémices d’un art de la disparition, d’une autre stratégie, nous dit Jean Baudrillard9. Dissolution des valeurs, du réel, des idéologies, des fins dernières. Mais simultanément un jeu, la possibilité d’un jeu, la possibilité d’un jeu avec tout cela, d’un art (mais pas du tout au sens culturel et esthétique) plus proche d’un art martial. » Il problématise alors l'effort inlassable, parfois fécond mais toujours voué à l'échec, que nous avons tous entrepris pour échapper à la mort.

Le nom, la signature de l’artiste, comme marque de fabrique est devenu, nous l’avons dit, le seul référent du marché. La signature, c’est n’importe quelle œuvre, mais c’est aussi toutes les œuvres de la marque, ainsi que la mémoire imaginaire et reconstructrice que nous attachons à l’une de ses œuvres car quand nous en parlons, nous parlons en fait de tout autre chose.

En effet la création est aussi faite par les regardeurs, comme l’a signalé Duchamp: «  C’est un produit à deux pôles, il y a le pôle de celui qui fait une œuvre et le pôle de celui qui la regarde. Je donne à celui qui la regarde autant d’importance qu’à celui qui la fait10 » On ne peut que souligner le caractère projectif de toute œuvre, texte, image ou œuvre musicale, qui devient le réceptacle des fantasmes des uns et des autres, fantasmes qui n’ont aucune chance de coïncider. Ainsi on peut dire que personne assurément ne parle du même tableau puisque chacun construit un objet imaginaire à la suite d’un cheminement intérieur personnel. A partir de ses souvenirs qui sont perpétuellement remaniés par notre flux mental, chacun en est réduit à se fier à l’image provisoire qu’il a construite de tel ou tel tableau et à son caractère incertain. Tout tableau devient un écran, un élément de substitution de la chaîne interminable qu’est la somme de tous les tableaux que nous avons regardés, accumulés et transformés en tableaux « personnels. » Notre mémoire des tableaux et surtout de ceux qui nous ont capté au point de devenir une partie de nous-mêmes, est sans cesse réorganisée.

 

Mettre le feu à l’art

Faudrait-il encore jouer le Taon de Socrate, ou, sur l’instigation de Lichtenberg11,qui écrivait : « Mettre la dernière main à l’œuvre, c’est la brûler », céder à la tentation de mettre la dernière main, non seulement à l’œuvre, mais aussi à l’art, c'est-à-dire en brûler les symboles, les faire disparaître pour les faire survivre à leur propre disparition ?

Faudrait-il contre le grand capital rejouer à l’allumette ? Refaire des ready made, non à la Duchamp mais à la Cheval, à la Picassiette, c'est-à-dire des ready mades du pauvre, des inspirés ou des marginaux de l’art brut, réalisant des cathédrales ou des objets profanes reconstitués en allumettes, passe temps voilant le vide constitutif de l’angoisse de chacun ?

Faudrait-il réutiliser l’allumette et le sac de riz12, et comme les vietnamiens réussir à gagner une guerre contre la plus grande puissance mondiale, à partir de trois fois rien ? Un petit feu allumé dans la forêt, l’ordinateur des avions radars américains enregistrant la présence du feu, l’information transmise sur les terminaux de l’Etat-Major… Très peu de temps après une vague de B52 pour jeter des dizaines de milliers de dollars sur un petit feu de bois. Et ils recommençaient. Les allumettes ont du coûter trop cher aux américains…

Bref jouer l’art contre le principe marchand de cotation, avec ses étalons or et ses étalons art, avec comme issue de secours l’autodestruction programmée, lorsqu’au bout du compte une inflation ou une récession galopante survient. Ne restent que des idoles vacillantes qui survivent ou non aux aléas du marché, selon les cotes en bourse, dont les urnes funéraires témoignent des espoirs et de ce qu’ils ont apporté jadis à la conscience de l’humanité.

A l’époque où l’on vend à la télévision du « temps de cerveau disponible », sachons avoir la beauté du geste, mettons en spectacle les fantaisies écran de la culture. Signatures, logos et marques nous ont aidé à devenir nous-mêmes. Nous nous sommes construits à partir d’auteurs, d’œuvres et de créations, en y prenant le meilleur de ce qu’il fallait pour rêver, vivre et nous construire. Nous avons voyagé à travers des tableaux et des textes, d’un bord à l’autre de l’espace du sens que nous actualisons tant bien que mal en suivant ou non les instructions des créateurs. Comme dit Pierre Lévy, « l’espace du sens ne préexiste pas à la lecture. C’est en le percevant, en le cartographiant que nous l’actualisons, c'est-à-dire que nous le fabriquons. » Les tableaux contribuent à créer, recréer et réactualiser le monde de significations que nous sommes.

Grâce aux textes que nous avons lus, aux tableaux que nous avons admirés, aux inventions qui nous ont captivé, nous avons apporté une modification à notre modèle du monde. Nous avons mis en résonance quelques images, quelques mots, quelques sensations diffuses que nous possédions déjà. Nous avons alors pénétré avec une intensité particulière à l’intérieur d’un souvenir enfoui dans notre mémoire, d’un affect niché dans notre sensibilité ou d’une réflexion préalablement abandonnée par notre intellect. Toute création doit servir d'interface avec nous-mêmes. Du texte ou du tableau, il ne reste bientôt plus rien. La création pour paraphraser Pierre Lévy13, sert de support, de vecteur ou de prétexte à l'actualisation de notre propre espace mental. Il contribue à ériger le paysage de sens qui nous habite. Une pensée s'actualise dans un texte et un texte dans une lecture, c'est à dire une interprétation intime.

Maintenant nous pouvons les faire disparaître pour les faire exister d’une autre manière, une fois leur œuvre mentale et spirituelle accomplie dans nos esprits. Non par dépit, par agression, mais en ayant conscience de l’impermanence, comme des mandalas païens dont les petites poudres qui ont matérialisé un parcours symbolique sont immergés dans un fleuve, ayant rempli leur action purificatrice et spirituelle. Comme tout mandala, la signature peut alors se terminer par sa disparition. C’est aussi une manifestation qui proclame l’existence de relations indestructibles entre le passé, le présent et le futur.

Beauté des flammes et des allumettes qui transmutent, feu de st jean solsticial, machine non pas à faire de l’art abstrait, mais machine à déconstruire les symboles de la marchandisation et une certaine forme de réel artistique et de pratique, révélant le vide et les cendres de l’art.

En transformant en fumée-écran les signatures des créateurs d’œuvres devenues marques et logos de marchandisation, nous adoptons une radicalité, qui la dispute à la simplicité et à la légèreté des souffles du vent, vouée au dérisoire de toute activité humaine. Incinérons, calcinons et éparpillons les symboles de la culture envolée. Les créateurs survivront à leur disparition et mythiquement leurs corps glorieux renaîtront de leurs cendres comme le Sphinx, ceux de Beethoven, Goethe ou Ravel, Magritte, Manet ou Rauschenberg…Sachons toutefois ne pas être dupes : nous n’échappons à rien et des images fugaces survivront, réelles ou potentielles, elles aussi marchandisables dans leur virtualité, sur internet ou ailleurs, bref, d’une certaine manière, mettre le feu à l’art pour en vendre la fumée…

 

 

 

1 L’article, paru dans Art Press , doit dater de début 2008.

2 Jean Baudrillard, Pourquoi tout n’a-t-il pas déjà disparu ? Paris, L’Herne, 2007, p 11.

3 Pierre Michon, Corps du roi, Lagrasse, Verdier, 2002, p 13.

4 Michel Thévoz, Détournement d’écriture, Paris, Minuit, 1989, p 115.

5 Voir le site : www.jeanpaulthenot.fr

6 Michel Thévoz, op. cit. p 114.Les trois paragraphes suivants doivent beaucoup au chapitre 8 de son ouvrage.

7 Michel Thévoz, op. cit. p 115.

8 Michel Thévoz, op. cit. p 116

9 Jean Baudrillard, op. cit. p 16.

10 Pierre Cabanne, Entretiens avec Marcel Duchamp, Paris, Belfond, 1967, p 130.

11 Georg Christoph Lichtenberg, Aphorismes, Paris, Jean-Jacques Pauvert, 1966, p 154.

12 Blaise Galland, Art sociologique, sociologie artistique, Genève, Georg, 1987.

13 Pierre Lévy, Qu’est-ce que le virtuel ? Paris, La Découverte, 1998, p 35.