Les articles de Jean-Paul Thenot

Pour une théorie de l'habitat

« L’art c’est être là et faire ce qu’on fait »

Robert Filliou

 

Tout endroit peut être nocif ou bénéfique à notre fonctionnement cellulaire

Tout espace possède une vie particulière qui implique ceux qui y travaillent, y vivent ou y séjournent. Très dépendant de son environnement, l’homme, situé entre ciel et terre, reçoit, utilise ou subit ce qui lui vient des rayonnements telluriques et de ceux, compensateurs, qui proviennent du cosmique. Les ondes invisibles du sol sont émises par les réseaux électromagnétiques, les failles, les passages d’eau, les puits, les souterrains ainsi que par la composition des sols. Dans l’environnement interviennent également les lignes à haute tension, les émissions cosmiques, les radiations et les pollutions diverses. Le champ magnétique se modifie en fonction de tous ces éléments.

L’équilibre ainsi créé se gère par ce qu’il est convenu d’appeler la théorie des forces compensées. Ainsi, nous nous sentons très bien à un endroit et très mal à un autre, même si nous n’en avons la plupart du temps pas de conscience directe ni aigue. Nous disons que certains lieux nous conviennent mieux que d’autres, tout simplement parce qu’ils entrent en résonance de manière positive avec nos cellules.

Tout être vivant est un être fréquentiel. L’activité de ses cellules est liée à un phénomène oscillatoire dont le dérèglement ou l’interférence avec un autre type de fréquence peuvent se traduire par la maladie. Selon les stimulations positives ou négatives reçues, nos cellules s’adaptent et rétablissent un équilibre, une harmonie oscillatoire. Mais au-delà d’un certain temps et d’un certain seuil, cela n’est plus possible. IL y a rupture, donc maladie : l’énergie de l’individu ne compense plus la pathogénie du lieu. Certaines approches de type médical ou énergétique permettent de mettre en lumière ces phénomènes : images de cristallisation sensible, métallographie, géorythmographie, électrographie, effet kirlian…

L’on voit donc l’intérêt de vivre, de travailler ou de se reposer sur des zones ou des lieux ne provoquant pas à moyen ou à long terme de déséquilibre biologique important. Le temps passé dans des lieux de repos nécessite d’être dans un lieu favorable, même si chacun réagit de manière personnelle à ces agressions telluriques. Le séjour prolongé et répétitif sur des lieux particulièrement perturbés et perturbants peut occasionner, à moyen ou long terme, des affections cardiaques, respiratoires ou cancéreuses.

Ces forces sont à double tranchant, dont l’enjeu positif ou négatif n’est pas négligeable.

 

Une attention particulière portée par toutes les civilisations

Ce n’est pas une science nouvelle mais une attitude très ancienne, oubliée puis réintégrée dans les centres d’intérêt actuels il y a quelques dizaines d’années. Depuis des millénaires l’homme s’est préoccupé de savoir si un endroit lui est faste ou néfaste. Dans la tradition, la Nywre des Celtes, les fleuves infernaux des Grecs, le serpent Coatl des mexicains ou les veines du Dragon des Chinois en attestent. Chaque civilisation utilise l’observation de la nature :Vitruve rapporte qu’avant de bâtir, on faisait paître des moutons pendant plusieurs mois pour tester la qualité du lieu. L’observation des plantes et de catégories d’arbres donnait également de précieuses indications, ainsi que les habitudes des animaux. Aujourd’hui on réalise des prélèvements de sol et l’on analyse les radiations avec des appareils scientifiques. Les temples, les cathédrales et autres lieux importants et sacrés ont été eux aussi bâtis sur des lieux précis avec des matériaux, des dispositifs et une orientation particulière. L’implantation de chaque édifice devrait donner lieu à expertise et obéir à des situations bénéfiques, qu’il s’agisse d’une habitation, d’un hôpital ou d’un musée…

Il est donc parfois utile de matérialiser l’invisible qui nous gouverne.

 

 

Détection scientifique ou à mains nues

Cette biologie de l’habitat s’appuie dans ses travaux sur des rapports scientifiques mondiaux provenant notamment de travaux effectués en Allemagne, de recherches des universités américaines et de l’Organisation Mondiale de la Santé, à Genève.

Généralement les mesures sont effectuées à partir de matériels scientifiques modernes et performants : champ mètres, ionomêtres, spectrophotomètres… Le géomagnétomètre est l’un des appareils le plus couramment utilisé. Il mesure les variations et les anomalies du champ magnétique terrestre et permet la localisation des facteurs biologiques locaux nocifs. Les détecteurs de radioactivité mesurent avec une grande sensibilité les rayons Bêta, Gamma, les rayons X, localisant ainsi les zones à forte ou faible radioactivité.

Toute une gamme d’appareils permet d’analyser tout aussi bien le sous sol, l’air, l’eau, l’environnement, les matériaux de construction ou de décoration. Il s’agit quasiment d’un bilan de santé du lieu : des détecteurs d’hyperfréquence aux mesureurs de champs électriques électromagnétiques en passant par les statimêtres destinés à mesurer la présence des ions et des charges électriques statiques des matériaux ou d’émissions électriques, toute une gamme permet des analyses biotiques permettant la prévention ou le soin dans le domaine de l’habitat.

Mais la détection peut être effectuée à partir de matériels sensitifs, comme des baguettes, des rade-masters, des lobe antenne ou tout autre objet, qui amplifient la réception et où l’organisme humain fonctionne comme une antenne ou un galvanomètre. La détection peut également se faire à main nue, avec un apprentissage du ressenti et un travail sur soi-même. Les réactions sensitives qui s’ensuivent, impressions de chaleur, de picotement ou de crispation, peuvent être codées, comme tout système de communication ou d’information.

Ces réactions sensitives comme le réflexe du sourcier, avec sa baguette de coudrier, se produisent lorsqu’on trouve au dessus d’une anomalie du champ magnétique terrestre, qui cesse d’être uniforme, comme par exemple sur une zone d’eau. Les travaux du professeur Yves Rocard et celui de laboratoires américains ont mis en évidence ce qui permet d’expliquer ce phénomène. Dans le corps humain des centres magnétiques sont distribués, qui permettent la réception et le signal du sourcier. Ces petits récepteurs magnétiques de l’homme sont de même nature que ceux que les biologistes trouvent chez d’autres vertébrés comme les pigeons voyageurs.

Notre corps est un outil. Il faut l’utiliser, lorsqu’il est en bon état. Chacun peut, avec une formation et un peu d’entraînement avoir la possibilité de détecter, puis de décoder et de recoder les informations qu’il obtient, comme trouver les zones positives et négatives néfastes ou favorables, de même que l’eau, les failles, les passages et croisements de réseaux magnétiques ou électromagnétiques et bien d’autres choses encore…


Rapide visite guidée au Mamac de Liège

Nous nous contenterons d’un survol rapide, ne disposant pas de moyens financiers ou techniques, voire scientifiques à la hauteur de nos ambitions. Notre mode d’approche sera donc spécifiquement sensitif.

Globalement le lieu est acceptable au sens où excepté quelques nuisances inévitables, lendroit n’est pas trop pathogène. La majeure partie du site est une zone neutre et comporte une partie très bonne au niveau vibratoire, sans doute grâce à l’architecture.Un plan rend compte de la détection des meilleurs endroits, marqués en vert et des zones les plus défavorables, signalées en rouge, et qui correspondent aux lieux d’aménagement futurs et à la zone d’accueil et de réception actuels.

 

Zones positives et négatives

D’origine électromagnétique, des réseaux recouvrent la surface du globe, à la manière de filets dont les mailles sont orientées. Ces mailles n’ont pas de réalité visible, ce sont des lignes d’énergie tellurique, dues à la rotation du globe et à la présence du noyau planétaire. Ils sont détectables à la surface du sol  et leur épaisseur est différente. Il en existe plusieurs sortes (Hartmann, Curry, Palm …) Les points critiques de ces réseaux sont généralement les croisements. A ces endroits ou à proximité, le taux vibratoire la vibration est affaiblissante pour l’organisme humain, dans des cas de séjour prolongé, c’est-à-dire l’emplacement d’un lit ou d’un poste de travail …

Pour être dans de bonnes conditions, il convient de se situer entre les rayonnements, dans la zone dite neutre, ou dans des zones positives. Les quadrillages précis de ces réseaux doivent être réalisés sur place. Certains ont une nocivité amplifiée car ils se superposent avec une circulation d’eau souterraine, ce qui explique les points géopathogènes à certains endroits.

 

Passages d’eau souterrains

Ils sont importants en sous sol et indiqués en bleu sur le plan. Toute eau n’est pas pathogène. C’est dans sa relation à d’autres éléments ou par pollution qu’elle peut le devenir comme par le transport de métaux, d’émanations diverses, ou de radioactivité…Disons que lorsqu ‘il y a de l’eau sous une habitation, ses habitants risquent d’être ou de se sentir plus fatigués que sur une zone neutre. En effet au dessus des rives d’un cours d’eau, on constate un rayonnement infrarouge plus ou moins violent, au dessus de l’eau on mesure un rayonnement gamma. Cette influence peut se mesurer pour des cours d’eau circulant jusqu’à 300 m de profondeur.

Les failles sont généralement défavorables à la santé. Au dessus d’une faille, quelle qu’en soit la taille, on constate une émission d’ondes nocives avec parfois des rejets de radon qui est de la radioactivité naturelle.

 

Propositions

Il est donc souhaitable d’implanter les lieux de long séjour ou d’accueil sur des zones favorables au niveau de l’équilibre cosmo tellurique et les lieux de passage sur des zones défavorables, où l’on ne séjourne que peu de temps.

Les architectes sont à même de résoudre la plupart des nuisances. Ils savent que les armatures métalliques du béton devront être reliées à la terre, car elles captent et amplifient tous les champs électriques et magnétiques. Elles ont également le désavantage de former une cage de faraday et donc de couper la construction des ondes cosmo telluriques.

Ils savent que la prise de terre qui bien que réglementairement ne doit pas dépasser 38 ohms devra être réduite pour des raisons de santé biotique à moins de 10 ohms de résistance. Une bonne prise de terre permet de maîtriser parfaitement la pollution électrique liée directement aux champs électriques et électromagnétiques.

Il est préférable de privilégier des matériaux de bonne qualité biotique, comme la pierre, la brique ou la terre cuite et de prévoir le nécessaire pour d’éventuelles remontées d’humidité. Pour l’isolation l’iso chanvre étant un matériau plus biotique que la laine de verre ou même la laine de roche, il est à utiliser afin de laisser respirer l’habitat. Mieux vaut éviter les matériaux synthétiques qui sont antivie et qui se saturent d’électricité statique, augmentant ainsi le stress et se méfier de remblais éventuels nécessaires à la construction et de leur provenance, qui parfois contiennent des déchets plus ou moins toxiques.

 

La vie cachée des musées

En dehors des conditions reconnues d’un chef d’œuvre au sens canonique ou esthétique et des goûts et émotions subjectives il y a une troisième option qui agit : le lieu d’où l’on regarde. Si l’on est à un mauvais endroit, dégradant ou perturbant pour nos cellules notre état physiologique et psychique s’en ressentirait et notre regard pourra en être affecté. L’invisible et ses effets vibratoires nous manipule à notre insu…

Si la Joconde ou toute autre œuvre est placée face à un lieu nocif d’où les regardeurs la contemplent sera-t elle autant admirée louée et considérée comme admirable ? Pour la santé comme pour les émotions et les sentiments éprouvés, il serait utile de savoir si la plupart des œuvres et des chefs d’œuvre de l’humanité sont bien situés, ainsi que leurs regardeurs. Mais pour cela il faudrait faire une analyse systématique des musées et des lieux où sont exposées des œuvres d’art …

 

 

Pour approfondir :

Robert Endrôs, Le rayonnement de la terre et son influence sur la vie, Lausanne, Le Signal, 1987.

Georges Lakhovsky, L’oscillation cellulaire, Paris, Doin, 1931.

Camille Larvaron, Influences telluriques pathogènes, Thèse, Faculté de Médecine, Paris, 1943.

Blanche Merz, Hauts lieux cosmotelluriques,Genève, Georg, 1985.

Yves Rocard, La science et les sourciers, Paris, Dunod, 1991.

Jean-Paul Thenot, Les sorciers face à la science, le paranormal faits et preuves, Monaco, Le Rocher, 2004.

Vitruve, Les dix livres d’architecture, Bruxelles, Mardaga

 

Paru dans Flux News n° 55, mai 2011