Jean-Paul Thenot cité dans la presse

« L’art sociologique, ce n’est pas de la sociologie de l’art. C’est plutôt l’art de faire des miracles, l’art de la subversion, l’art de provoquer des prises de conscience. C’est l’art de créer des jeux de mots sociologiques, l’art de l’animation sociale, celui de la mise en place d’actes socio-disrupteurs. C’est l’art des maîtres zen et celui de la publicité moderne appliqués à l’intervention sociologique et à la production de données qualitatives ».

Blaise Galland, Art sociologique, sociologie esthétique, Genève, Georg, 1987.

 

« Cet exercice critique pulvérise les petits jeux des conceptualistes parce qu’il est en même temps un constat et l’amorce d’un système qui définit aussitôt son intrusion sociologique. »

François Pluchart « Par retour de courrier », Combat n° 8083, 13 juillet 1970.

 

Le prix du Dôme de peinture pour 1972 vient d’être décerné à un jeune psychologue, Jean-Paul Thenot, vingt-huit ans. IL a présenté sur cinq panneaux les résultats d’un sondage sur la création artistique en France de 1960 à 1972. « Ce travail statistique, choisi parmi 150 envois a été retenu « pour informer le public sur la situation de l’artiste en France » a déclaré César, sculpteur vedette et président du jury »

Le Monde, Paris, 26 juin 1972.

 

« Il n’y a aucun esprit de dictature artistique dans le travail de Thenot, mais au contraire un appel fervent et raisonné à la liberté du créateur et une mise en évidence de la nécessité critique de l’œuvre d’art. »

François Pluchart, Paris,Combat, n° 8665, 29 mai 1972.

 

« Fidèle à sa conception de l’art comme intervention sociologique, J.P. Thenot a exposé du 25 juin au 10 juillet à la Galerie Mathias Fels les réponses à un questionnaire sur la couleur, qui portait sur quinze couleurs et était composé de deux parties visant à cerner le retentissement provoqué, d’une part par le nom des couleurs, de l’autre par une matérialisation de ces mêmes couleurs. »

L’express, n° 1200, Paris, 1974.

 

« En adressant un message à des destinataires anonymes, Thenot indiquait la nature de la communication qu’il entendait établir. Isolé de tout contexte et de toute référence, ce message, en demeurant incompréhensible pour celui qui le recevait, restait dans la perspective de l’énigme et acquérait une portée réellement questionnante. C’est cette ambiguïté au niveau du décryptage qui a intéressé Thenot dans la mesure où elle lui a permis de mettre en évidence les différents niveaux de lecture que suscite un même texte, selon qu’il est identifié ou non en tant que fait artistique »

Anne Tronche, L’art actuel en France, Paris, Balland, 1973.

 

« La fondation d’un Collectif d’Art Sociologique (Fischer, Forest, Thenot) souligne que beaucoup d’artistes actuels entendent obliger l’art « à dire la vérité sur l’art », à se situer dans son contexte idéologique, socioéconomique et politique, à mettre en évidence (au lieu de les masquer) les canaux de communication, les circuits de diffusion et le cas échéant à les subvertir. »

Bernard Teyssèdre, Paris, Nouvel Observateur n° 525, 1974.

 

« Les enquêtes de Jean-Paul Thenot m’intéressent en ce sens qu’elles constituent une tentative pour briser l’institution actuelle du sondage. Celle-ci consiste à demander aux gens de quantifier l’avenir et d’annoncer l’imprévisible. Troubler cette institution, cela peut conduire à de nouvelles zones de la conscience où les personnes interrogées vont penser à des questions dont elles n’avaient aucune idée auparavant. »

Jean Duvignaud « L’art sociologique et sa fonction de provocation », Catalogue Musée Galliera, Paris, 1975.

 

« Le travail de Thenot se situe dans cet espace nouveau de l’activité artistique avec toutes les contradictions et ambiguïtés que cela comporte. Son propre itinéraire insiste sur la valeur de communication, sur l’effet de retour de ses sondages et leurs qualités thérapeutiques et sur la rigueur sociologique. Il entend donner une cohérence à ces différentes fonctions. »

Jean-Marc Poinsot, « Les enquêtes de Thenot, art ou sociologie, » in Opus International n° 55, Paris, 1975.

 

« Son champ d’action est le groupe social (au sens large) auquel il appartient, auprès duquel il effectue un travail d’expérimentation qui ne tend pas à une exploitation des conclusions à des fins directives. Bien qu’il les fasse apparaître, Thenot ne cherche pas à établir des lois, au contraire, il réintroduit les résultats de son expérience dans le champ même de celle-ci pour qu’ils soient à nouveau l’objet d’un questionnement. En ceci son travail présente des qualités didactiques non directives »

Jean-Marc Poinsot, « Les enquêtes de Thenot, art ou sociologie, » in Opus International n° 55, Paris, 1975.

 

« Sans que vraiment la société lui reconnaisse cette fonction (à Thenot comme à d’autres), il vise un but didactique par le développement d’une pratique collective »

Jean-Marc Poinsot, « Les enquêtes de Thenot, art ou sociologie, » in Opus International n° 55, Paris, 1975.

 

« Le principe du retour à l’envoyeur, abandonné par la plupart des systèmes planificateurs, devait avoir son héros. Les questions tour à tour naïves et farceuses de Thenot font souvent songer à ces ennuyeux jeux de société dont on n’attend rien d’autre que de faire passer le temps. »

Jean-Luc Pradel, « Le point de vue d’Opus », in Opus International n° 55, Paris, 1975.

 

« Enquêtes merveilleusement inutiles, elles pourraient jouer le jeu jusqu’au bout, jusqu’à l’anonymat de leur auteur. Un travail qui prend réellement en compte le champ social, tant qu’il circule entre ses différents partenaires. »

Jean-Luc Pradel, « Le point de vue d’Opus »,

 

« Jean-Paul Thenot tend à court-circuiter le réseau de communications en place, journaux, radio, télévision, pour substituer à la relation unilatérale qu’est « l’émission d’informations » une structure d’échange et de dialogue. Parti de constats, de sondages, il débouche sur des expérimentations plus ouvertes ; elles incitent mieux chacun des locutaires à une réponse active (projections associatives sur les couleurs, prospection d’un personnage à identifier) et lui permettent après coup de se situer lui-même dans l’éventail de ces réponses, qui toutes lui seront communiquées.

Bernard Teyssedre, « L’art sociologique », in Opus International n° 55, Paris, 1975.

 

« Les enquêtes et les sondages d’opinion de Thenot sont basés sur l’effet de choc de la demande qui provoque la réponse. Il entend rendre lisible et compréhensible l’opération de « questionnement ». Son travail acquiert de ce fait une valeur didactique non coercitive. »

Pierre Restany, «Arte sociologica, la sociologie sur le marché », in Domus n° 548, Milan, 21 juillet 1975.

 

« Thenot donne à voir ses sondages particuliers où sont posées des questions que les instituts spécialisés ne posent pas »

Tahar Ben Jelloun, Le Monde, Paris, « Les limites de la dérision », 28 juillet 1975.

 

« En fait ce qui obsède le « Collectif Art Sociologique », c’est de libérer le langage en dehors de toute valeur marchande, de détourner ce qui se donne en spectacle et de le transformer en un moment de la vie, un moment de poésie, de faire en sorte que la communication entre les hommes devienne possible et réelle, d’envahir le quotidien des produits de l’imagination et de la création, de révéler l’art dans ce quotidien, en dehors des institutions et des systèmes dominants. »

Tahar Ben Jelloun, Le Monde, Paris, « Les limites de la dérision », 28 juillet 1975.

 

« Est-ce d’art qu’il s’agit, ou d’une approche du phénomène « art » par les pratiques sociologiques ? Peut-on accorder « art » et « sociologie », deux mots qui semblent se tourner si résolument le dos ?... Il y a dans cette entreprise à trois une intelligence corrosive de l’époque qui, en vérité, fascine ».

Helène Demoriane, Paris, Le Point, n° 148, 21 juillet 1975.

 

« Dans ces cas, l’œuvre n’est pas efficace par elle-même, mais par son effet : le commentaire qui à la limite la remplace. Cette efficacité de deuxième puissance se remarque à ceci que le destinataire devient lui-même métadestinataire et la pragmatique de l’œuvre une métapragmatique… »

Jean-François Lyotard, « Notes préliminaires sur la pragmatique des œuvres », in Critique n° 378, Paris, 1978.

 

« Ils pensent pouvoir montrer que Botmeur qui disparaît sous sa forme actuelle pourrait réapparaître sous d’autres formes… C’est un souhait. Ils voudraient aussi que les gens se reconnaissent, tirent des conclusions de ce qu’ils auront dit. »

Claude Yvon « Botmeur saisi au magnétoscope », in Le Télégramme, Morlaix, 5 février 1976.

 

« Quelle est la teneur de leurs déclarations, de leurs bavardages, de leurs confidences ? Oui, plutôt leurs confidences, car tous les « visités » se rendent compte qu’ils sont pris au sérieux. En réalité, ils parlent surtout de leurs problèmes. »

Claude Yvon « Botmeur saisi au magnétoscope », in Le Télégramme, Morlaix, 5 février 1976.

 

« Leur vision de Botmeur veut être exacte, précise. Travaillent-ils pour l’histoire, pour l’avenir. On ne sait »

Claude Yvon « Botmeur saisi au magnétoscope », in Le Télégramme, Morlaix, 5 février 1976.

 

« Le fait de se regarder peut déjà aider à se comprendre, pensent-ils »

Claude Yvon « Botmeur saisi au magnétoscope », in Le Télégramme, Morlaix, 5 février 1976.

 

« Janine Manant et Jean-Paul Thenot ne réalisent pas d’interviews sèches et scientifiques… Pour le moment, ils en sont aux premiers contacts, aux premiers enregistrements au magnétoscope et au magnétophone »

Claude Yvon « Botmeur saisi au magnétoscope », in Le Télégramme, Morlaix, 5 février 1976.

 

« Jean-Paul Thenot fait des sondages. « Si vous vouliez être un animal, lequel choisiriez-vous, » Questions idiotes, questions pièges. On croit être original et on découvre, tout à coup, que l’on a répondu de la même façon que quatre vingt pour cent de ses contemporains. Après ça, quelques uns se mettent à réfléchir : le but est atteint. »

Pierre Poch, « Le perpignanais, matériau d’art », in Sud, n° 34, Perpignan, 20 septembre 1976.

 

« Thenot et ses questions en apparence saugrenues, interrogent en permanence la société sur la façon dont elle fonctionne ou ne fonctionne pas. Il revendique à haute voix son rôle de perturbateur »

Pierre Poch, « Le perpignanais, matériau d’art », in Sud, n° 34, Perpignan, 20 septembre 1976.

 

« Jean-paul Thenot qui a représenté la France à la biennale de Venise a appris à se servir des méthodes de la sociologie (Utilisation de tables de nombres au hasard, échantillonnage, mise au point de questionnaires, etc.…) pour d’autres buts que ceux de promouvoir une marque de lessive ou un nouveau gadget »

Nice matin, 1977.

 

« Les questions qui sont toujours les plus ouvertes possibles (du type « aimez-vous le bois » ou encore « que pensez-vous quand vous mâchez du chewing-gum ») ne servent à la limite à rien. Elles participent à la création d’une œuvre collective, recrachées en graphiques de toutes sortes et renvoyées à leurs auteurs qui peuvent ensuite comparer leurs réponses à celles de leurs voisins… »

Nice Matin, 1977

 

« La vidéo renvoie inévitablement aux prémisses de la formation de l’image de soi et constitue une expérience profonde où le regard joue un rôle fondamental et constitutif ».

Marc-Alain Descamps, Etudes psychothérapiques, n°77, Paris, 1990.

 

« Le dédoublement dont parle Freud à propos de l’inquiétante étrangeté, se retrouve dans le face à face avec son image vidéo. Cette situation, mi-fictive, mi-réelle, permet la projection de l’imaginaire ».

Marc-Alain Descamps, Etudes psychothérapiques, n°77, Paris, 1990.

 

« L’ambiguité narcissique de l’utilisation de la vidéo vient du choc qu’elle installe entre la réalité et le fantasme ; par là, elle introduit le questionnement et le changement. »

Marc-Alain Descamps, Etudes psychothérapiques, n°77, Paris, 1990.

 

Ces Cent lectures de Marcel Duchamp sont donc beaucoup plus qu'un ouvrage supplémentaire sur Marcel Duchamp et beaucoup plus qu'un produit artistique supplémentaire. Elles constituent, au contraire, un important questionnement de notre véritable situation socio-culturelle et idéologique, mais surtout de notre engagement individuel dans le collectif et, au-delà, dans la direction que se donne jour après jour l'espèce humaine à laquelle il est de mode aujourd'hui d'oublier trop souvent qu'on y appartient.

François Pluchart « Lecture de Jean-Paul Thenot », Postface à Cent Lectures de Marcel Duchamp, réédition 2006, Crisnée.

 

Jean-Paul Thenot est l'un des premiers créateurs de l'art sociologique, un de ceux qui, vers la fin des années soixante, ont repensé l'art hors du concept rétinien, à son niveau fondamental. En cela il était aussi un des premiers à rejoindre l'esprit de Duchamp. Il

François Pluchart « Lecture de Jean-Paul Thenot » Postface à Cent Lectures de Marcel Duchamp, réédition 2006, Crisnée.

 

« Considérés comme révélateurs des manipulations muséales, les travaux de Daniel Buren et de Hans Haacke sont exemplaires. Pourtant un autre pas a été franchi qui nous conduit hors de l’exclusivité muséale. Cette démarche qui peut être comprise comme une intervention dans le champ artistique, consciemment libérée des pressions institutionnelles et en particulier de celles du musée, c’est celle de l’art sociologique ».

Jaqueline Fry, in »Le musée dans quelques œuvres récentes », in Parachute, n° 24, 1981, p33-45

 

« Les mouvements ainsi crées avec des noms de préférence parodiques vont transformer le statut de l’artiste. Devenu « gérant, « concierge », animateur de relations humaines, meneur de jeu, catalyseur d’imaginaire individuel et collectif, l’artiste cède volontiers la place à un collectif d’auteurs. »

Jaqueline Fry, in »Le musée dans quelques œuvres récentes », in Parachute, n° 24, 1981, p33-45

 

« Ce ne sont pas les textes qui fondent la théorie de l’art sociologique en empruntant sa substance aux théories de la communication et de la sociologie qui doivent retenir notre attention, mais plutôt sa pratique même qui, tout en s’écartant délibérément du musée, ne cesse de le questionner. »

Jaqueline Fry, in »Le musée dans quelques œuvres récentes », in Parachute, n° 24, 1981, p33-45

 

« Désirant clarifier des notions artistiques, ou tout du moins mettre au jour certains réflexes conditionnés, Thenot interroge cent personnes sur les idées qu’elles se font sur les couleurs ou sur l’art. Ainsi le rouge évoque le sang pour certains, l’orage ou le communisme pour d’autres. Chaque couleur est passée au crible et l’artiste présente des tableaux chiffrés de ses sondages »

Otto Hahn, in L’express n° 1200, Paris, 8 juillet 1974.

 

«  Prenant à la lettre le constat que l’art est une « construction sociale » opérée par l’artiste et par ses regardeurs, et non pas une propriété appartenant à l’essence de l’œuvre, les « artistes sociologiques » se sont donné comme but de faire de sa mise en pratique le propos de leur travail – relançant ainsi la balle un peu plus loin. Hervé Fischer, Fred Forest Jean-Paul Thenot se sont efforcés d’affirmer la « fonction critique » de l’art, sa « véritable dimension sociale et symbolique ».

Nathalie Heinich, Le triple jeu de l’art contemporain, Paris, Minuit, 1998, p 89.

 

« Les artistes se revendiquent comme sociologues car ils ont recours à une méthode critique, qui vise à mettre en évidence les intrications entre l’art et la société, en agissant sur les modes de communication. On parlera d’une esthétique de la communication ».

Hervé Gauville, L’art depuis 1945. Groupes et mouvements, Paris, Hazan, 1999.

 

« L’école interrogative visait à ouvrir largement le débat en accueillant les contributions, sous forme de débats, non seulement d’artistes mais aussi de sociologues et de philosophes ».

Hervé Gauville, L’art depuis 1945. Groupes et mouvements, Paris, Hazan, 1999.

 

« L’art sociologique se veut une pratique qui utilise certaines méthodes de la sociologie pour interroger de façon critique les liens entre l’art et la société, pour manifester l’importance du contexte socio-économique de l’art et perturber les modes de communication et de diffusion, en renvoyant au spectateur des images (feed-back) qui lui révèlent ses conditionnements ».

Jeanne Lambert-Cabrejo, Groupes, mouvements, tendances de l’art contemporain, Paris, ENSBA, 1990.

 

« A travers ce geste, Thenot semble s’être mis en contact avec une procession de fantômes qui attendaient avec impatience à la porte : fantômes du pouvoir, doubles de sujets en voie de disparition, qu’il a choisi d’emprisonner, une fois de plus, dans les circonvolutions labyrinthiques de l’écriture manuscrite »

Viana Conti, Jean-Paul Thenot. L’artiste et la signature: les effets d’un court-circuit” Flux News n° 53, Liège,2010.

 

« En courant le risque de déplacer l’attention du sujet vers l’objet, à l’intérieur duquel s’incarne le nom de l’auteur, Thenot fait le contraire de Duchamp, qui avait nié toute valeur au ready made en soi pour l’investir dans le sujet, dans son intention, dans l’interprétation de l’observateur »

Viana Conti, Jean-Paul Thenot. L’artiste et la signature: les effets d’un court-circuit” Flux News n° 53, Liège, 2010.

 

« Lorsque Duchamp défie les conventions, il va jusqu’à adopter les pseudonymes de Rrose Sélavy et de R.Mutt, tandis que le défi de Thenot est de se servir de la signature de l’auteur pour produire un court-circuit interne entre le signe et le corps. »

Viana Conti, Jean-Paul Thenot. L’artiste et la signature: les effets d’un court-circuit” Flux News n° 53, Liège,2010.

 

« Sur le fond d’une archéologie du savoir, où résonnent les noms de Foucault et de Deleuze, les signatures de Thenot, en tant que documents, se monumentalisent, se découvrent, en ne craignant pas de perdre en lisibilité pour gagner en visibilité.

Viana Conti, Jean-Paul Thenot. L’artiste et la signature: les effets d’un court-circuit” Flux News n° 53, Liège, 2010.

 

« Comme ancien élève de Jean-François Lyotard, en tant que représentant de la post-modernité, Thenot recourt à la subversion du geste, à la remise en question des conventions, du stéréotype, de la logique partagée, en ouvrant aux énergies pulsionnelles, des espaces de connaissance dans l’œuvre et en enregistrant, au niveau individuel et collectif, dans le système de consommation d’une société globalisée, la présence de machines désirantes, l’urgence d’économies libidinales. »

Viana Conti, Jean-Paul Thenot. L’artiste et la signature: les effets d’un court-circuit” Flux News n° 53, Liège, 2010.

 

« Aucun artiste n’a jusque là proposé de manière frontale la signature comme œuvre critique et Jean-Paul Thenot esquissait déjà ce thème en 1979, sous le titre d’Art-étalons et Conserves culturelles. Signer des signatures est une mise en abyme à la fois critique et dérisoire… Et c’est peut-être bien folie de notre part que de vouloir rendre grâce à la valeur artistique de…la signature. »

Jean-Paul Amour, Signature, signe à taire, Flux News n° 53, Liège, 2010.

 

« L’artiste utilise en fait le terme de corps glorieux pour parler de la signature de l’artiste, le signe magnifié par excellence, qui authentifie et distingue de la multitude. Pour en terminer totalement avec ce jeu de dupe, pour nettoyer les écuries d’Augias de l’art contemporain, Jean-Paul Thenot nous dévoile la méthode symbolique et radicale pour y arriver : Mettre le feu à l’art pour le purifier et pour finalement le faire renaître »

Lino Polegato, Editorial, Flux News n° 53, Liège, 2010.